La nature des murs, qui doivent être capables de supporter la charge supplémentaire, d'autant qu'à la dalle de béton peut venir s'ajouter un carrelage, tous les matériaux ne présentent pas la même résistance.
L'état des murs, dont la maçonnerie a pu être fragilisée avec le temps, par exemple par l'humidité qui peut être à l'origine de fissures. Généralement peu importantes, ces dernières risquent de s'aggraver si l'origine du mal n'est pas traitée (infiltrations, mauvais drainage en sous sol, etc.).
Prenez conseil auprès de spécialistes pour déceler les causes de tels problèmes et faites les éventuellement intervenir pour les résoudre, avant de commencer vos travaux. Il vaut mieux perdre un peu de temps (et d'argent) au point de départ mais travailler ensuite dans de bonnes conditions.
Une dalle en béton doit former un sol de bonne qualité surtout si elle doit servir de support à du carrelage ou du dallage en pierre. Son exécution exige beaucoup de soin, mais les conditions de sa réalisation sont également très importantes, et sont différentes selon qu'il s'agit de couler la dalle sur un terre plein, sur vide sanitaire ou en étage.
Il est possible de réaliser une dalle sur terre plein (sur un sol en terre battue, comme lorsqu'on entreprend la rénovation d'une maison à la campagne, ou dans le jardin, quand on passe à la construction d'une terrasse ou d'une allée), à condition que la nature du terrain le permette ou qu'elle soit corrigée quand une telle intervention reste réaliste. Les matériaux de maçonnerie étant poreux, ils ne peuvent constituer une barrière satisfaisante à l'humidité. Ils leurs faut des auxiliaires.
Établir un sol sur un terre plein n'est possible que si le terrain est de bonne qualité et bien drainé. Sinon, les remontées capillaires risquent, à la longue, de détériorer votre ouvrage si vous n'avez pas pris la précaution de remédier au mieux à ce handicap.
Pour éviter tout risque, il est nécessaire de réaliser un hérisson (couche de caillasses) de 20 cm d'épaisseur, dans lequel seront éventuellement incorporées les canalisations de plomberie si le sol est à l'intérieur.
Pour combattre les remontées d'humidité, on peut avoir recours, en complément, à une feuille de polyéthylène étalée sur toute la surface du sol, avant de couler la dalle. Pour que ce système soit parfaitement opérant, faites remonter le polyéthylène de quelques centimètres contre les murs.
D'autres produits isolants que vous trouverez dans tous les commerces spécialisés, vous aideront à réaliser un ouvrage de qualité et bien protégé de l'humidité par exemple, des panneaux isolants en polystyrène, que l'on pose, dans le cas d'une dalle sans vide sanitaire, sur le hérisson, par dessus le film de polyéthylène. Pour faciliter la pose, on peut alors égaliser la surface du hérisson avec du sable.
Une dalle sur vide sanitaire présente de nombreux avantages, elle repose sur les murs de fondations avec lesquels elle présente une bonne liaison; elle ne souffre pas d'un contact direct avec la terre, ce qui contribue à la préserver des remontées d'humidité; enfin, elle garde les canalisations d'évacuation visitables, ce qui peut s'avérer très utile.
La dalle repose ici sur les mêmes fondations que les murs porteurs. C'est une solution qui est plus difficile à mettre en oeuvre, car elle rend le coffrage et le ferraillage de la dalle indispensables. Mais là n'est pas la principle difficulté.
Une dalle de béton armé de 2 m2 sur 15 cm d'épaisseur représente un poids de près de 400 kg, sans compter la charge que la dalle sera elle-même appelée à supporter (revêtement). Pour que celle ci ne subisse pas de déformations, un certain nombre de règles sont à respecter. Voici les principales :
Ces points éclaircis, la mise en oeuvre sera plus simple, même si elle fait intervenir la construction d'un coffrage complexe.
Il présente principalement l'intérêt de dispenser des longs travaux préparatoires de coffrage. Les poutrelles sont ici l'élément porteur intermédiaire du plancher. Ces poutrelles, en treillis métalliques, en béton armé ou en béton précontraint en forme de T, ou encore en terre cuite, comportent un canal central où du béton a été coulé.
Elles sont associées à des entrevous (appelés communément "hourdis"). Poutrelles et entrevous doivent présenter des formes compatibles. Dans le cas contraire, la solidité du plancher serait gravement affectée.
Constituant la structure de base du plancher, les poutrelles prennent appui sur les murs, à chaque extrémité. Elles doivent par ailleurs présenter un entraxe (écartement entre deux poutrelles) précis. Un plan de pose vous sera généralement fourni. Un entraxe trop large n'offrira pas un appui suffisant aux entrevous; un entraxe trop serré gênera la pose des entrevous.
Pour vous éviter de tels problèmes, posez un entrevous d'espacement à chaque extrémité au fur et à mesure de la mise en place des poutrelles.
Réaliser un plancher à l'aide de poutrelles et d'entrevous est à la portée de l'amateur. C'est un travail qui ne demande pas de moyens de manutention très importants, raison pour laquelle c'est une solution fréquemment retenue, également par les artisans.
Les entrevous, dont on distingue deux grandes catégories (entrevous de coffrage destinés à être recouverts d'une dalle de répartition; entrevous porteurs qui répartissent directement les charges qu'ils portent sur les poutrelles), sont des éléments fabriqués en usine, ce qui permet de réaliser rapidement un plancher.
Une telle solution laisse aussi un vide sanitaire (avec les avantages que nous avons évoqués plus haut); elle demande une très grande attention dans la mise en place des poutrelles et beaucoup de précautions dans l'installation des étais nécessaires au soutien du chantier.